vendredi, mai 20, 2022
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Les Serpentiformes

Les Serpentiformes

Même le jour est long, allongé comme la panse du serpent
De son ventre, quant à la nuit, tous les soirs, elle nous allonge
Soiffarde telle la mort, chaque nuitée, elle nous absorbe
Et quand chaque matin sonne soit au cri du coq soit à celui du cochon ou de la vache
Nos intestins, serpents en nous, dansent de faim
Ils n’entendent que le goût et la saveur du poulet, du porc ou du bœuf 
Ces boyaux ne chantent et ne dansent qu’en souhaitant la mort d’autres choses que nous-même

— Où êtes-vous bonnes gens de ce monde ? Expliquez-moi
N’en serions-nous pas des serpents?
Qui suis-je, bonnes gens répondez-moi! Qui nous sommes !
Malgré tout ce que l’on mange, nous sommes toujours ” maigre “, ” tubiforme “
Ne serions-nous pas qu’une variante silhouette des ophidiens ?
Regardez vos cous, observez vos bras, contemplez vos pieds, vos doigts et vos orteils
Ils sont non loin longitudes comme des serpents !

Serpentiformes, Serpentiformes !

Serions-nous alors, que des tubes destinés à avaler ?
— Regardez de mes yeux de poète, l’avion, le train, le bateau, les camions
Ils sont tous longs de serpent !

Ils avalent et quelquefois jusqu’à causer la mort des gens!
N’en sont-ils pas quelques dérivés de serpents ?

Et ceux qui se disent autorités, sont longilignes, s’habillant d’un serpent au cou
A deux cous, ils sont
très cupides de viandes, on dirait la mort
Le tiers monde, leur est un terrain de chasse
Ils tuent partout, de l’Afrique en Orient, de l’Occident aux autres confins du monde.
Où va-t-elle cette gloutonnerie ? ne sont-ils pas en vrai les métamorphoses de serpents?
— Bonnes gens, répondez-moi, expliquez-moi ! Suis-je devenu comme ces cyborgs?
Ces politiques, ces scientifiques, leurs intestins se sont métamorphosés même en canon à feu
Leurs bras aux armes à feu, puis leurs doigts et orteils en munitions
Tellement, ils sont avides de carnes humaines qu’ils en deviennent eux-mêmes : les armes

— Sauvez-moi, sauvons-nous, bonnes gens de ce monde face à la maladie « capitalisme »
Qui n’a pas de nom dans les patois, partout et surtout dans les cœurs.
Apprenez-moi à profiter de l’éphémère en m’engraissant d’amour 
Car, j’aime la vie, elle me fait respecter l’autre qui est moi en un autre
Parce que la vie c’est le vivre ensemble
Extrait du recueil de poèmes-adulte : Poésistoire (Yäh).

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