UN SORCIER EN FRANCE

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1980 est vraiment une sale année pour moi ! Est-ce parce qu’elle se termine par un zéro ? C’est en fait, une année de trop pour les ancêtres ! ou les esprits !… Ils ont finalement perdu patience devant mes conneries. Pourtant l’intuition m’avait déjà murmuré quelque part que l’ère scientifique était là ! Et que je devrais arrêter avec mon charlatanisme. Car, la chientse – ainsi que j’aime bien la nommer, la chiante science – effaçait toute croyance en la magie. Mais je n’ai voulu entendre que ma petite personne.

Je m’appelle Abalé. Je vais vous raconter mon histoire.

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Description

Prologue

1980 est vraiment une sale année pour moi ! Est-ce parce qu’elle se termine par un zéro ? C’est en fait, une année de trop pour les ancêtres ! ou les esprits !… Ils ont finalement perdu patience devant mes conneries. Pourtant l’intuition m’avait déjà murmuré quelque part que l’ère scientifique était là ! Et que je devrais arrêter avec mon charlatanisme. Car, la chientse – ainsi que j’aime bien la nommer, la chiante science – effaçait toute croyance en la magie. Mais je n’ai voulu entendre que ma petite personne.

Je m’appelle Abalé. Je vais vous raconter mon histoire.

Quoi ! Je vois déjà un sourire en coin sur votre visage : vous voulez déjà rire, hein ! c’est ça ? Arrêtez, s’il vous plait, sinon vous n’arriverez jamais à savoir la fin de mon histoire. N’oubliez pas que dans la vie, il n’y a pas beaucoup de choses qui font rire… contentez -vous de découvrir que malgré mes travers, où aborde parfois le ridicule, il y a, heureusement, une fin pleine d’espoir…

Nous sommes le dimanche 13 janvier 1980. Mokolo, le coq le plus ancien, matinal et têtu de mon village Akoua Penda, annonce comme d’habitude, le réveil du soir. Son chant têtu, cette fois-ci, ne m’a pas donné faim.

Étrange !

Mais il m’a révélé une intuition. Mokolo, lui qui a toujours échappé à la menace de mes outils, faits d’oignon émincé et de piments verts… semble me prévenir à mon tour du même mauvais traitement que je voulais lui infliger : la mort.

Le coucher du soleil a déjà copié la beauté de la crête de cette volaille prudente. Le firmament s’est coloré d’une teinte rouge… de sang ? Ça a chauffé ! Je suis assis à l’ombre de l’avocatier, ainsi que j’aime à profiter de la vie. Je vois venir à moi une foule de villageois en colère de toute sorte. Ces individus malfamés ne possèdent même pas un permis de chasse ni une autorisation pour chasser un sorcier que leurs cœurs accusent. Ils se déchainent sur moi. La haine, les railleries, également des incantations et des prières maléfiques me chassent d’un lieu et à un moment où pourtant la chasse n’est pas autorisée. Comme un prématuré arraché de force au ventre de sa mère, je me suis fait éjecter de Makoua, mon village natal. La chasse aux sorciers me poursuit de la brousse jusqu’à Brazzaville.

Heureusement, je me suis fait aider par un de mes clients, M. Obianko, le ministre des Affaires étrangères ! Nous ne nous étions jamais rencontrés auparavant, lui et moi, mais nous nous étions entretenus maintes fois par intermédiaires interposés. Ce jour-là, il ne sait pas encore que c’est sa magie qui va me sauver, moi son féticheur. Il me propose alors un visa pour quitter le pays.

Et voilà, je pars pour la France ! Il semblerait que ce soit la seule opportunité qui se présente à moi, si je veux bien continuer à vivre sous le soleil. Et que, si je ne pars pas sur-le-champ pour un pays de droit, afin de revenir quand les esprits seront apaisés, je serai sans doute dépecé comme un impala…

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