jeudi, décembre 1, 2022
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Yäh et les deux malhonnêtes

Alors que le soleil terminait son vol derrière les immeubles sur pied comme les vivants, je marchais dans une rue à Paris. Un pas, puis un autre et un troisième, je marchais presque sur les pas d’autres personnes qui me précédaient, eux devant moi et mon dessin derrière leur dos. Nous empruntions tous un même chemin, mais chacun dans la pensée, poursuivant sa destination.
Sur la tête des Bâtiments et des lampadaires, les coucous se parlèrent entre eux dans leur langage animalier, mais mélodie aux oreilles des humains. J’arrivai au bout de la rue pour en emprunter une autre. Là, je fis une drôle de rencontre. En revanche, cette rencontre ne fut pas la confrontation à une autre personne, mais…

En abordant le virage, je me heurtai à une sacoche bandoulière qui dormait là par terre et me déséquilibra. Je faillis tomber, alors je profitai en même temps de la chute de façon à faire quelques pompes. Cela, dans le but de laisser écouler la gêne occasionnée.
La tiède haleine du soir se faisait déjà chasser des poumons du firmament, moi Yäh je me redressai et ramassai la sacoche bandoulière couchée à même le sol, celle d’un inconnu qui venait de la perdre. En tirant la sacoche bandoulière du sol, au loin à l’autre bout de la même rue, un autre individu qui portait, lui aussi un corps humain malgré ce qu’il est, remarqua le geste que je faisais. Selon lui, c’est l’aubaine de pouvoir voir ce qu’il y a dedans. Et que s’il y a l’argent, nous le partagerons ensemble ! murmura-t-il, la canaille en toute course envers la sacoche dans le but de gagner au vol.

Le gars, un des véreux aigrefins du coin, s’imposa devant moi. Les yeux posés sur les miens, comme un chat, il tenta de m’hypnotiser. Une imposante posture et une influence pathétique m’ensorcelait au point où j’ouvris quand même la sacoche devant la sorcellerie de cet avide.
J’ouvris le sac, les yeux de cette autre personne qui continuait l’ensorcellement, comme une compteuse de billets de banque, comptèrent intuitivement les centaines de billets d’argent. L’individu devint fou à la vue de l’argent qui n’était pas à lui ni ne m’appartenant. Le cupide, la tête coiffée d’idées sombres ouvrit la bouche pour les faire entendre :
— Cassons la somme en deux parts ! me proposa-t-il.
Il grattouilla le nez ensuite la tête et ajouta :
— Divisons l’argent, toi tu prends ta part et moi la mienne ! Et chacun refait son chemin retournant dans l’inconnu comme l’on ne se connaissait pas auparavant et tout ira bien dans notre quotidien, faire face aux dettes. Fais vite, dépêchons-nous, car le gars qui vient de perdre cet argent est en train de revenir sur ses pas. Ce malheureux qui a perdu son bien, m’avait accosté et m’a demandé de sa sacoche perdue. Je lui ai dit que je n’avais pas vue sa sacoche. Du coup, comme je lui ai déjà dit que je n’avais rien vu, partageons-nous la somme et laissons-le sa sacoche à lui, de toutes les façons c’est la sacoche qu’il m’a demandée et non, l’argent.
Au cours de son houleux speech, le vicelard s’adressant à moi, le malheureux qui venait de perdre son argent apparaissait au loin. Les mains sur la tête, la tapotant, elle qui a causé, dommage, au corps du désespéré au point où il ne contenait quasiment plus son âme au-dedans de lui tellement qu’il fut anéanti.

Le perdant accablé, le visage avili par la douleur passait au milieu de la route, la bouche parlant d’elle-même, les mains toujours sur la tête, elle qui a fait payer si cher à l’intégralité de son corps. Soudain, il marqua un arrêt hasardeux devant nous, moi et l’autre individu assoiffé de son argent perdu.
— Messieurs, bonjour, s’il vous plaît, pardon ! n’auriez-vous pas aperçu une sacoche tombée ?
L’acrimonieux assoiffé de l’argent de l’autre s’imposa devant le malheureux dans l’intention de cacher la sacoche qui est dans mes mains de Yäh. Son corps de truand me donna le dos et le devant de sa corpulence mesquine face à l’éperdu, alors il lui vomit un sal verbe :
— Non, répondit-il de facto à l’individu qui, selon lui, il voulait lui voler son bien. On n’a rien vu, je t’ai déjà répondu là-bas et tu viens là encore pour m’importuner ! Laisse-nous tranquille, va-t’en ! Et ne reviens plus, plus jamais.

Le malheureux qui a perdu son argent, aigri, tourna le ventre et donna le dos à ses interlocuteurs, le déloyal et moi, pour repartir. Il marcha d’un pas lent et en ralenti, le poids de la douleur tordant son dos. Imaginons-le, le dos courbé, la silhouette traçant une forme proche de celle du paresseux, prêt à trainer les bras au sol.
Le brigand qui m’assaillit, moi le philosophe à voler avec lui le bien de l’autre, eut toujours les yeux sur les miens ; l’on y lit à travers ses yeux, les incantations et les injonctions maléfiques dans le but de me faire accepter sa volonté à lui.
– Laisse-le partir, me dit-t-il le voleur.
Il mêla à la sorcellerie de l’influence, celle de la parole, il poursuivit :
– C’est un fils de Blanc ! Ces gens-là n’ont pas pitié de l’autre race, comparé à l’apitoiement que tu éprouves envers celui-là ! Il ne te rendra jamais la pareille ! foutons-nous de sa gueule de merde!
Le malheureux s’éloigna, ses yeux devant lui, regardant vers où il va, et vers nulle part. Moi le philosophe avec mes yeux, le regardions partir, les bras ballon. Le type affamé et assoiffé de l’argent d’autrui surveilla quant à lui, mes yeux de penseur.
Le toit du ciel noircissait de plus en plus comme du charbon, aidant à brûler la convoitise du brigand assoiffé du bien d’autrui.
— Bon, il s’est éloigné de nous ce bâtard de fils de pute ! chanta le convoiteur à mes oreilles de philosophe Yäh. Dissocions l’argent de cette sacoche bandoulière ; tu prends ta part et moi la mienne, cousin !

Le chenapan, l’accent maghrébin interminablement collé à sa bouche comme la chanson des pulsations au cœur, finit par constater qu’il ne parla que tout seul, de lui-même en lui-même ; la bouche sonnant des vocalises d’hibou, de chat, de loup en convoitant la bonne chère.
Cependant, il gratta les yeux, le crapule, il suspecta que moi le philosophe, je ne m’exprimai qu’au moyen des yeux, alors il me força de dire un mot :
— Mais enfin, dis quelque chose toi, tu ne dis rien ! Quoi es-tu muet ? même celui qui a perdu la force de parler à cause de son argent perdu, il dit quand même un truc, mais toi là… !

Devant nous, deux femmes au teint de neige d’une beauté remarquable passaient là. Leur présence se fit marquée par le chant de leur chaussures tapant le sol et accentuée par le bruit sortant de leur bouche qui déversait des mots peints de la réalité de leur vie. 
L’antipathique craqua les doigts tour à tour, en commençant par ceux de la main gauche et en finissant par ceux de la main droite, puis ajouta :
— Écoute, à l’heure qu’il est, nous devrions déjà nous porter plus loin d’ici, être dans nos rêves, vivre chacun ses délires encore immatérialisés ! me tenta-t-il, moi le philosophe Yäh.

Tout autour de nous, l’environnement continuait à se consumer. Les noirceurs de la nuit de suie enveloppèrent la cité et dessinèrent sans limites les silhouettes de la faune humaine qui coururent à rentrer chez eux, et crayonnant des immeubles floutés par le gribouillage de l’obscurité…
— Tu n’es vraiment qu’un baltringue, toi! me traita-t-il le scélérat. Je vois, tu ne me laisses aucun choix là ! Alors qu’il suffit simplement d’ouvrir la bouche pour dire « oui ! » à notre combine et tout…
Moi, le philosophe Yäh, je manipulai la bouche, seulement pour siffler vers le malheureux qui avait perdu son argent, de façon à le faire revenir à moi.
— Mais à quoi tu joues là ! reprit la parole le bandit, paniqué. Pourquoi est-ce que tu siffles à ce petit Blanc de pus ? Je t’ai déjà dit que ces gens-là sont comme une infection, ils n’hésiteraient pas à te suppurer si jamais tu tombais dans leurs mains. Maintenant vas-y, ouvre la sacoche que je prenne ma part de gain ! Si tu veux jouer au bon samaritain, fais-le avec la part qui te serait revenue !

La nuit mûrissant telle une aubergine, la délicieuse recette de mes choix de Yäh répandit la joie… Au premier tocsin du bruit sorti de ma bouche en sifflant au malheureux de façon à le faire revenir à moi, l’éperdu, on dirait possédant le flaire, tel un chien de chasse, il reconnut l’odeur de l’espoir ! revint, hystérique, devant moi le philosophe qui lui tendit sa fameuse sacoche.
Le lascar qui voulait de l’argent de celui qui a perdu son argent, fut traumatisé, tétanisé ! du degré très élevé plus que la normale, selon lui, de ma débilité qu’est incroyable, inintelligible.

Le froid se mêlait à la nuit, les poumons de l’automne pulvérisaient l’essence des bois, se préparant à dormir de l’hiver. L’heureux joyeux sans d’abord me dire merci, s’agenouilla devant moi, et compta le nombre total des billets de banques…
– Oh, mon Dieu, mes 159,550 euros ! cria-t-il, heureux, en retrouvant la somme totale de son espoir perdu.
L’heureux joyeux retrouva sa vie. Sans pouvoir s’empêcher de retenir les larmes, il imita tout en pleurs, à mes pieds du Philosophe Yäh, la femme qui, de ses larmes mouillait les pieds de Jésus, les essuyant de ses cheveux et les couvrant de baisers.
Le malheureux guéri lava donc de ses larmes, mes pieds du penseur. Il ne s’empêcha de tremper mes chaussures du bon samaritain des eaux lacrymales émanant de son remerciement. Il ajouta à la scène de remerciement quelques becquetées de baisers de reconnaissance. Tel un pique-bœuf, l’heureux bécotant son bonheur logé dans ma peau du philosophe Yäh.
– Pardon, j’en suis désolé ! s’excusa-t-il.
L’heureux en extrême joie qui fait pleurer, ôta de son corps mince la veste, qu’il se mit à essuyer mes pieds du philosophe qu’il les avait lubrifié de ses larmes.

Le vaurien qui ambitionnait son argent était toujours là, à regarder le drame, l’heureux pleurant becquant les pieds d’un débile de baisers. Choqué, accidenté, malade, du fait du degré très élevé plus que la normale, selon lui, de ma débilité du penseur Yäh. Il y assistait, muet, raide et dégouté, mais tétanisé…

Les remerciements se développèrent…, évoluant de la réalité immatérielle en la réalité tangible : l’éperdu rendu joyeux par ma bonté de philosophe, nous proposa deux cent cinquante euros à chacun de nous, ses bienveillants, à moi le philosophe et à l’assaillant.

Le convoiteur ringard, aigri, sortit l’arme blanche de sa poche qui, se releva être un cutteur.
– Je vais devoir vous niquer, les bâtards !
Il n’est pas content, car l’heureux qui a retrouvé son argent, a volé son bonheur à lui.
– Tu as vu ! Je t’avais dit quoi pauvre Noir ! m’insulta-t-il, le ringard dégoûté. Le mec, il perd tout son argent, et il te remercie seulement qu’avec une débile somme de deux cinquante E, quoi !
– Mais ce n’est pas mon argent ! se préserva-t-il l’heureux joyeux.
– Nique ta race, sal con, tu avais déjà tout perdu ! va au Diable, Blanc de merde d’oiseau ! rétorqua le convoiteur en nous attaquant l’heureux joyeux et moi le philosophe dans le but de ravir la sacoche pleine de bonheur.

Moi qui étais toujours calme telle une pierre, précieuse ! en silence vénérable, comme un reptile dépourvu de verbes, je m’imposai. Le pendentif sur mon torse, à la médaille moulée en forme d’une main, du Divin ? Le bijou resplendit face à la lumière du lampadaire.
Je pensai ; la pensée moulant le visage et la stature corporelle… Je domptai sui generis, une posture de combat rigide. Je ne bougeai plus comme un reptile, le corps raide et dur, la gueule hermétiquement bien serrée comme un étau et tremblante, les yeux vifs et forts impressionnants.
– Heu ! s’exclama, s’étonna le scélérat qui ébranla soudainement son attaque meurtrière.
Moi le penseur Yäh, je ne sus pas en tout cas ce qui se passait dans les yeux du malandrin, mais celui-ci fut fort halluciné :
– Heu, mais tu es devenu un serpent ! dit l’importun en faisant un pas en arrière et s’éloigna en criant en arabe : ” Bénista tili, bénista tili, bénista tili !…”
Ce que plus tard, je sus que cela signifiait : « À moi, à moi, à moi !… »

Le truand s’enfuit de tout côté entre les véhicules stationnés de part et d’autre de la rue ; l’étonnement dans le cerveau et la frayeur dans tout le corps, il est affolé. L’expression faciale et posturale de mon anatomie du philosophe sur la défensive, lui a fait mine d’attaque du serpent prêt à mordre.
Ma technique dissuasive redoutée de penseur a marché. Cette posture a fait au scélérat se rappeler de la férocité du mamba noir. Que le serpent bien même qu’il ne soit ni grand ni volumineux ni lourd ni solide ; ne possédant ni les bras ni les pieds ; ni ne détenant aucune arme blanche, reste quand même agile, habile et redoutable à l’attaque sûre et certaine ! Et ce, de manière à inoculer le respect.

Moi le philosophe Yäh, je me retournai ; mais l’heureux joyeux n’était plus là lui non plus. Je tournai sur moi-même comme l’un de mes fils, quand il se met à chercher quelque chose qu’il a égaré, il fait la toupie. 

La fraîcheur des nuits froides de l’hiver s’annonçait… moi Yäh j’arrêtai la rotation, le mouvement de mon corps en recherche autour de ce déloyal qui a fui. Je l’aperçus au loin en train de fuir tel un lièvre d’Amérique, voulant changer le pelage par ce moment de froid qu’il eut avec le convoiteur par rapport à son argent ? Il fuit de façon à ne même plus avoir à remercier qui que ce soit avec ses cinq cent euros qu’il avait quand même sortis pour la récompense. Je souris en moi-même du degré d’animosité, que j’ai moi-même fait des efforts de quitter le stade de l’animal humain, que je le vois être pratiquer avec tant d’amour de l’argent et de la volonté d’exercer au service du mal.

Immobile au milieu de la rue, j’observai le ciel assombri, puis regardai les deux ringards s’enfouir. Le joyeux brigand s’échappait en montant la rue, et le convoiteur ringard fuyant en descendant la même rue. Alors, je poursuivis mon chemin en montant la même rue. Ce que je venais de vivre, me démangeait le cerveau, la surprise face au comportement de certaines personnes m’étonnait. En marchant, je cherchai dans la tête une astuce pour oublier l’expérience de cette journée mystère.

Au loin, un cri, puis plusieurs autres et mêmes cris de nature non humaine retentirent, leur puissante résonnance fit parler les immeubles par l’écho qu’ils produisirent. Le son du gyrophare des pompiers et des policiers chatant presque de partout, cela m’interpela moi Yäh. Je me retournai, et je vis les gens coururent pour aller voir ce qui s’était produit là-bas au loin, à l’intersection routière.
Je courus moi aussi comme un champion pour aller voir comme tous les passagers marchant, courant, circulant dans les rues et avenues allant assister aux dégâts causés. J’arrivai sur le lieu du croisement à niveau de plusieurs chaussées, aussi de divers étonnements. J’écartai ici à gauche et là à droite les quelques spectateurs assistant au drame. Le personnage de la scène dramatique, son anatomie victimale interpela mon appétit du philosophe de vouloir voir et de vouloir savoir ; je m’approchai de l’individu accidenté. Et par surprise, je remarquai que ce fut le convoiteur qui s’était fait renversé. Celui-ci eut à peine le temps de me voir le philosophe, et plongea, en se taisant, dans un silence et un calme comateux, égal à la mort.
— S’il vous plait, pas d’attroupement ! disait l’un des ambulanciers, écartant les bras comme une traverse de la croix, en priant aux gens de se tenir éloigner.

Je m’étonnai, les yeux du convoiteur, comateux, égal à la mort ! me disaient sans doute quelque chose. Les ambulanciers enveloppèrent la taille de l’accidenté. Ils déposèrent le corps sans vitalité du convoiteur trépassé sur la civière, mes yeux du philosophe suivirent, et virent qu’à six mètres du cercle, des spectateurs assistant à l’ensevelissement du malheureux accidenté, un autre cercle se formait, maintenant autour des policiers. Ma curiosité m’emmena à aller suivre la déconvenue.
Au centre du cercle des gardiens de la loi se tenait là, un individu mince aux reflets malhonnêtes, les mains sur la tête, la tapotant, elle qui venait de causer à nouveau, dommage, au corps du désespéré au point où il ne contenait quasiment plus son âme au-dedans de lui tellement qu’il fut anéanti.
— Mon Dieu ! J’ai tué, mon Dieu, j’ai tué, j’ai tué mon, Dieu ! s’écrie le déloyal qui avait perdu, retrouvé et ayant fui avec son trésor pour ne pas avoir à débrousser pas une seule reconnaissance en argent.…

À toutes les questions des policiers, ce véreux, ne répondait qu’avec son : ” Mon Dieu ! J’ai tué, mon Dieu, j’ai tué mon Dieu, j’ai tué mon Dieu ! “
Moi le philosophe Yäh, je remarquai que c’était le malheureux qui avait perdu son argent, l’ayant retrouvé et fui avec pour ne pas avoir à débrousser pas une seule reconnaissance en billet de banque.

Ce déloyal en ayant fui, avait repris sa voiture. Et il roula à vive à allure dans le but de quitter au plus vite la zone où le bonheur l’eut souri. Il circula en toute vitesse, afin de ne pas avoir à recroiser ni moi le philosophe ni le convoiteur. Il fallait qu’il disparaisse très vite pour ne pas avoir à nous récompenser avec le peu de billets de banque qu’il proposa, que l’autre en convoitait plusieurs millier de billets. Le convoiteur fuyant de-ci de-là…, y le déloyal s’échappant par-ci par-là…, malheureusement…, dans leur course transversale entre les rues en déguerpissant, le déloyal croisa accidentellement le convoiteur.

Fatalité ?

Le pingre renversa celui qui convoita son argent ! Comme quoi, il est radin jusqu’à même priver la vie à quelqu’un… et que pour l’avide accidenté, la convoitise ne s’éteint que par la mort.

” Le convoiteur véhiculé par le désappointement et le mesquin transporté par son abusément en fuyant de-ci de-là, eurent fini par se croiser à nouveau dans les circonstances karmiques ? ” pensai-je moi le penseur Yäh en retrait de l’assistance policière autour du rapiat.
J’assistai au loin l’individu qui perdit, retrouva son argent et ayant fui l’honnêteté. Cependant, l’avare délirait complétement, malade au corps, au mental, au psychisme et à l’esprit : fou. Malheureusement pour lui, la réalité de l’argent qu’il aimait comme un Dieu, ne pouvant pas le requinquer. Les mains toujours sur la tête, la tapotant, elle qui venait de causer à nouveau, dommage, au corps du désespéré au point où il ne contenait plus son âme au-dedans de lui.
Le malheureux rendu heureux ensuite joyeux, et qui retrouva sa condition de malheureux, fut actionné par l’énergie de la folie. Il ne cessait de répéter son répressif verbe : Mon Dieu ! J’ai tué, mon Dieu, j’ai tué mon Dieu, j’ai tué mon Dieu !
Moi au loin, je le revis au temps passé composé dans ma mémoire, quand il paraissait loyal et je l’entendais en ce net présent en train de délirer. Après un temps de contemplation, je tournai l’endroit de mon corps en donnant l’envers à ce drame. Puis je m’éloignai et m’éclipsai loin de cet endroit, mystère, de cette journée-là. Une journée : leçon ?

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